La dernière journée du festival commence par la recherche d'un peu de fraîcheur. Il fait très chaud à Budapest, aussi vous aurez quelque mansuétude à l'égard de ceux qui suivent :
Ils sont enfin au bout de leur descente et ils remontent doucement ...
Disco Ensemble est un groupe finlandais ... qui ne fait pas du disco. Ce serait même plutôt du hardcore rock'n roll.
Plutôt réjouissant et un bon apéritif avant les incontrôlables Danko Jones, qui viennent, eux, du Canada, et jouent enfin sur la grande scène.
Technique impeccable, un peu mégalomanes, mais après tant de concerts vus, ils me semblent juste dans la moyenne de ce que l'on peut attendre d'un groupe : un ego surtendu, une claire et nette conscience de leur supériorité sur tout ce qui se fait. C'est normal, c'est rock'n roll, babe!
Plus loin, c'est Vieux Farka Touré (très jeune en fait, ne vous y fiez pas) qui entre en scène. Un peu figé, le groupe se dégèle sur le tard, et le fils d'Ali Farka Touré est un véritable as du manche. La musique malienne, jouée comme ça, a des effets thérapeutiques.
Un peu excentrique, très dynamique, voici Maxïmo Park, de Newcastle. Paul Smith a quelque chose de Robert (Smith) et d'Orange mécanique. Leur album Quicken The Heart est un des meilleurs qui soit sorti récemment de cette bouillonnante scène alternative britannique.
Et même les jolies punkettes adorent ça.
Un grand événement s'annonce du côté de la scène World, j'y retourne à grands pas, bien que je sois très très fatigué après ces 5 jours de cavalcades d'une scène à l'autre, où les photographes ne sont pas toujours très bien accueillis.
Avant le concert que j'attends, j'assiste à la fin de Besh O Drom. Ils semblent de véritables idoles ici, si j'en juge par la difficulté à se frayer dans la foule. Ils jouent toutes les musiques d'Europe centrale et vont jusque dans les contreforts de l'ancien empire soviétique (de la musique afghane!).
Mais voici qu'arrive Tiken Jah Fakoly. Le reggae politique de celui qui a été interdit de séjour au Sénégal (il est Ivoirien) après un concert qui eut l'heur de ne pas plaire à Abdoulaye Wade, est dans la tradition de ces voix africaines qui ne se soumettent pas à la réalité politique du continent noir. Tiken Jah dénonce les dictateurs corrompus (Quitte le pouvoir) mais aussi les décolonisateurs (Plus rien ne m'étonne). C'est donc un reggae comme on les aime : moins riant et plaisant que rugueux et sombre.
Je retourne vers la grande scène, sur la queue de comète de The Offspring, qui déménage grave. J'ai préféré aller voir Tiken Jah, mais ce qui se passe sur cette scène là me plaît assez : du grunge un peu sale sur les bords, je reste dans la foule pour apprécier les arguties guitaristiques ravageuses de ces ricains qui assurent, quand même.
Mais voici la grande affaire du jour. Ils se sont quittés en 1998, en plein succès de leur Album Of The Year. Ils se sont reformés depuis juin pour soutenir un nouvel album, ou devrais-je dire une compilation :
The Very Best Definitive Ultimate
Greatest Hits Collection. Alors, ils ont donc besoin de sous les Faith No More?
C'est déjà bien, la venue du groupe à Sziget leur a permis de s'offrir un verre.
Je nourris de grands doutes face à ces retours commerciaux d'amitiés qui s'étaient dissoutes. Le groupe a encore quelque chose, il n'a pas perdu la main, mais le doute subsiste. Grand show malgré tout, maîtrisé de bout en bout par Mike Patton, en grande forme.
Au fond de la grande place on est bien plus calme que dans la fosse aux lions. Petit passage au stand café et je rends hommage à celle qui m'a si souvent permis de tenir le coup depuis deux jours, une belle vendeuse de café (ils doivent faire un casting même pour ça?!?).
Le concert bien entamé, je déambule et me dirige vers Boban Markovics.Je ne suis pas le seul! Un flot ininterrompu m'a suivi depuis la grande scène, pour assister au concert d'une véritable star.
A la tente rom, la Fanfara Lui Cracium, ça pulse! Ces Roumains savent déchaîner le public malgré leur prorammation très tardive.
Chez le rabbin, on danse toujours le disco!
Et votre serviteur s'esquive en terminant par un autoportrait (mais si, là, sur l'écran ...)
C'était la fin du Sziget 2009.
Très bon compte rendu ! La 3ème fois pour moi et toujours autant de rencontres improbables et de musiques excellentes !
Rédigé par : Bardamu | mardi 18 août 2009 à 19:24
Sniifff, merci pour ces photos authentiques et très bon commentaire !
Rédigé par : anneso | mercredi 19 août 2009 à 18:21
Merci anneso, faut pas être triste, ça reviendra!
Rédigé par : Fabien Chareix | mercredi 19 août 2009 à 18:32
Très belles photos !
Le rabbin c'était le meilleur !
Rédigé par : les hommes aux casquettes oranges | jeudi 20 août 2009 à 16:46