... ou presque. Etant très à la bourre, je vais faire de cette page, aujourd'hui, un passe-plat. Mais : quels mets, mes aïeux!
Vous vouliez du gras, du lourd? Vous vous disiez : oui, Sziget, c'est pas mal, mais ce n'est pas Woodstock. Que nenni.
J'étais donc à la recherche d'un plan de foule, qui marche dans les flaques de boue sans vraiment s'en soucier
Vous voyez ce que je vois? Non? Cadrons un peu.
Adam 1 et Adam 2 qui font de la retape auprès de 5000 Eve!
Il faut dire que le Sziget est maintenant en pleine bourre, si vous me pardonnez l'expression.
Dès mon arrivée, je cours voir Sex Action chez les gars de la mine, pavillon Headbangers.
Action, beaucoup, mais sexe, pas grand chose : décevant, ma foi. Puis, Grande Scène, un grand coup de Klaxons.
Tendance guitare aérienne et riffs qui viennent de la profonde, ils assurent un concert impeccable malgré Adam et Adam qui font le show juste sous leur nez.
Je reste dans le coin. Manic Street Preachers, qui sont connus pour prêcher la bonne parole ouvrière. De fait ces gars sont restés simples, directs, efficaces. Leur Design for Life est sans doute encore dans les mémoires.
Plus tard, j'eusse dû photographier Placebo. Mais l'équipe de production, celle du groupe nous dit-on, désire limiter le nombre de ceux qui accèdent à la fosse. Résultat : quelques photographes authentiques et ... des plumitifs encartés dans de grosses industries de la presse, munis d'appareils presque jetables afin de faire un gribouillis dans leur grand journal, entre la météo et les annonces classées. Je suis donc allé voir (mais c'était de toutes manières mon intention...) Al Di Meola.
Sans doute un des plus grands et éclectiques guitaristes qui évolue actuellement dans la musique dite populaire et dans le jazz. Al Di Meola a joué dans le sillon de Chick Corea ou de Santana, mais aussi dans des registres plus gipsy, avec ses comparses John McLaughlin et Paco de Lucia (ah ... Mediterranean sundance ... le thème d'Orphée ...). Steve Vai, le stratosphérique allumé du manche, le place au panthéon des guitaristes.
Bref, une légende, un amphithéâtre rempli, une belle soirée et une demi heure de photo autorisée pour un artiste hors du commun qui n'a pas oublié ce qu'il doit aux images des photographes.
En repassant par la grande scène, entre deux hystériques, je prends quelques images des boys de Londres. Mais le cœur n'y est pas. Brian Molko a l'air en forme, c'est sirupeux à souhait, mais j'ai d'autres musiques en tête.
Ciao. Direction : Khaled. Je m'attendais à être déçu. Je ne le fus pas du tout. Entouré d'excellents musiciens, Khaled assure le show, se lance dans un reggae arabe qui répand un air de transe sur la place "World", morceau qu'il entame, un brin rieur, par un "Rastafarian" retentissant! On a droit à un rappel et après Didi, c'est l'inévitable Aïcha écrit par notre Jean-Jacques national, ce qui me permet de partir en douce.
Et Khaled laisse vraiment ses musiciens exprimer leur talent
Pour le plus grand plaisir de ceux qui avaient massivement répondu à l'appel.
Mais voici quelques images de ce qui fut une véritable révélation : Kaloomé. Tente rom, groupe français de Perpignan dont certains membres appartenaient à la formation Tekemali. Tous ont un talent renversant. On note cependant une guitare exceptionnellement expressive, celle d'Antoine Garcia, et une chanteuse, Sabrina Romero, belle à damner Adam 1 et même Adam 2, et capable de se lancer dans une danse flamenca sévère et altière. La violoniste est aussi, comme tous les autres, dans une maîtrise et un feeling d'enfer. On est, avec Kaloomé, à cloche-pied sur les frontières. Un romancero gitan se transforme en une mélopée très arabisante, puis trouve des tonalités africaines qui syncopent en diable. Si vous ne connaissiez pas ce Kaloomé là, foncez.
le jeune public est gipsy!
Une révélation, vous dis-je.
Un petit tour à la Scène Open-Civil, où un gros rock bien hardcore se joue avec un nain qui fait des acrobaties (Soerii & Poolek). Connais pas, mais c'est pas mal, surtout vu que c'est un catcheur qui est au synthé.
J'ai enfn trouvé Eve, elle fait BlueBell girl et gogo dansing dans une cage au fond d'un bar.
Et puis comme tous les soirs, la grande scène qui n'en finit jamais.
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